Nonna……………….

Pourquoi je voulais toujours que ma grand-mère me chante cette chanson? Les roses blanches et qui me faisait pleurer, je me souviens, je m'asseyais au bout de la table et elle chantait, je buvais ses paroles et mes larmes coulaient le long de mes joues, que j'aimais ses moments de tendresse quand elle me prenait dans ses bras pour me consoler et qu'elle me disait:< je ne vais plus te chanter cette chanson, tu pleures trop ma chérie,> mais non je voulais, j'aimais l'histoire de ce petit garçon qui volait des roses blanches pour sa maman malade dans un hôpital et puis un jour cette infirmière qui lui annonçait qu'il n'avait plus de maman et le gamin s'agenouillait près du lit en déposant les roses dans les mains de sa maman et lui chantait” c'est aujourd'hui dimanche, tiens ma jolie maman, j'ai pris ces roses blanches toi qui les aimait tant et quand tu t'en ira au grand jardin là-bas toutes ces roses blanches tu les emportera.” Mon chagrin n'avait pas de fin, je pleurais toutes les larmes de mon corps. Je me demande si je n'aimais pas pleurer afin que les bras de ma grand-mère se referme sur moi avec tendresse. Elle sentait toujours si bon, les effluves de son parfum restent en moi, ses cheveux couleur d'ébène brillait comme des étoiles, elle était si belle ma grand-mère italienne, comme j'étais fière de la présenter à mes petits camarades.
Combien de fois j'ai senti la jalousie de ma mère qui était en peu possessive je découvrais que ma mère n'aimait pas que je sois toujours chez ma grand-mère qui habitait tout près de nous, sa terrasse était visible de la fenêtre de notre cuisine, si bien que du haut de mes cinq ans je faisais un étage avec deux tabourets en bois, grimpait dessus et passait la petite fenêtre pour me retrouver sur la terrasse. Ma mère me cherchais peu de temps elle savait vite où je m'étais échappée.
Puis la vie fit que mes parents se séparèrent et que je n'eus plus l'autorisation de ma mère de voir ma grand-mère, comme j'ai tempêter, taper du pied, hurler, mais rien n'y fit je ne devais plus aller la voir, dans mon coeur d'enfant j'avais une blessure qui venait de s'ouvrir et je me souviens d'avoir détesté ma mère.
Puis je suis devenue une jeune fille puis une femme et dans mon coeur j'avais encore son image j'avais tant cherché où elle pouvait habiter, mais hélas je n'eus jamais de réponse et puis un jour ma mère me téléphona pour me dire que ma grand-mère était très malade et qu'elle désirait me voir.
Elle était dans sa chambre, petit chose si fragile, belle encore avec un visage d'ange, ses cheveux avait encore cette couleur noir que j aimais, elle ouvrit les yeux et un petit sourire se dessina sur ses lèvres elle me tendit les bras et je me jetais dans ses bras, sa voix était devenue un murmure, mais elle me dit combien elle était heureuse de me revoir et combien elle avait souffert de cette séparation de la vie, mais que personne n'était responsable, le destin l'avait voulu et que son bonheur maintenant serait de rattraper le temps perdu, que nous allions pouvoir chanter encore les roses blanches.
Mon bonheur fut de courte durée, j'allais chaque jour en sortant de mon travail lui rendre visite et puis un jour mon père que je n'avais pas revu depuis quelques mois, était là, il n'eut pas besoin de parler ses yeux remplis de larmes m'avait parlé, j'ai compris en cet instant qu'elle était partie rejoindre mon grand-père que je n'avais pas connu puisqu'il était décédé accidentellement avant ma naissance. Ses souffrances étaient terminées, elle reposait sur son lit, le visage serein et juvénile, on aurait dit une petite fille tant elle avait maigri et son visage avait la douceur d'un enfant.
Grand-maman où que tu sois, je veux te crier mon amour et l'espoir de te revoir un jour, te dire combien tu as été dans mon enfance ce rayon de soleil qui m'enveloppait, dès que tes bras s'ouvraient pour que je me précipite contre toi j'étais la plus heureuse des petites-filles de la terre, tu savais donner de l'amour comme seule savent le faire les mamas italiennes. Je serais toujours fière d'avoir ce sang italien dans mes veines grâce a toi!
nonna sei il mio modello da sempre e lo sarai per sempre io t ama!
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Je la croise presque chaque jour et ses membres commencent à avoir de la peine à la porter, elle vient d'avoir onze ans et elle commence à marcher avec difficulté, mais dès qu'elle me voit son pas se fait plus pressant, elle vient chercher sa caresse, mon petit chien lui ne fait aucune différence et voudrait jouer avec cette chienne qui n'a plus cette envie, mais il a bien compris maintenant et il lui saute simplement au cou pour lui faire une grosse “léchette” comme pour lui dire oui je sais, tu ne peux plus jouer, tu es vieille, mais je veux simplement te faire un petit bisou et il repart en courant dans les prés alentour le temps de me laisser parler un instant avec sa maîtresse et je sens bien son inquiétude de voir arriver le moment où il faudra prendre une décision, car son animal ne pourra plus se mouvoir et souffrira trop.Accompagné son animal jusqu'au bout du voyage est une épreuve terrible, mais on se doit de ne pas le laisser seul dans ses derniers instants. Ma petite chienne venait d'avoir neuf ans et le contrôle chez le vétérinaire ce jour-là était prévu depuis quelques temps déjà, savoir si le cancer avait avancé où si le traitement avait été un succès, l'attente dans cette salle m'a semblé bien longue et courte à la fois, je n'avais pas envie de savoir et je voulais savoir, comme tout peut être confus dans nos têtes parfois et contradictoire. Quand le vétérinaire me demanda d'entrer je sursautais tant j'étais dans mes pensées, elle se laissa examiner comme toujours, puis prendre du sang et passer à l'irm, puis l'attente commença, tous les souvenirs que j'avais avec elle, sont revenus en moi, elle qui nous avait choisi, oui je dis bien elle nous avait choisi, cette petite chienne appartenait à ma fille et elle n'avait pas réfléchi du temps que cela allait lui prendre, elle qui travaillait parfois dix heures par jour et qui ne pouvait pas rentrer le midi, cela fit que je pris cette petite chienne chez moi ayant plus de temps pour m'en occuper, le soir je la ramenais chez ma fille et elle me la ramenait le matin, petit à petit la chienne commença à ne faire que des bêtises chez elle et un jour ma fille m'avoua que dès la porte refermée derrière moi la chienne se couchait derrière la porte et pleurait, la chienne ne voulait plus dormir ailleurs que derrière cette porte, un jour, le coeur serré, elle me demanda si je ne voulais pas la garder pour toujours, elle sentait sa chienne si triste, j'y pensais depuis longtemps, mais jamais je n'avais, osé le demander.
Le monde découvre avec horreur les images de ton pays meurtri, de ton peuple pleurant ses morts, Haïti la douleur de ton peuple fait une chaîne humaine, plus de nationalité, plus de questions, plus de haine, comme par miracle le monde n'est plus qu'un pour te porter secours, ils sont tous là pour te redonner espoir, te reconstruire et te montrer que l'amour est plus fort que tout. Nous ne pourrons pas refaire vivre ceux qui ont payé de leur vie dans cette horrible tragédie, mais la vie continue, que cette phrase est dérisoire face à toutes ces victimes qui ne devront pas rester dans l'oubli, mais au contraire être les sauveurs de ton pays, ceux qui auront donné leur vie pour que le monde soit présent dans ta souffrance.







