Nonna……………….

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Pourquoi je voulais toujours que ma grand-mère me chante cette chanson? Les roses blanches et  qui me faisait pleurer, je me souviens, je m'asseyais au bout de la table et elle chantait, je buvais ses paroles et mes larmes coulaient le long de mes joues, que j'aimais ses moments de tendresse quand elle me prenait dans ses bras pour me consoler et qu'elle me disait:< je ne vais plus te chanter cette chanson, tu pleures trop ma chérie,> mais non je voulais, j'aimais l'histoire de ce petit garçon qui volait des roses blanches pour sa maman malade dans un hôpital et puis un jour cette infirmière qui lui annonçait qu'il n'avait plus de maman et le gamin s'agenouillait près du lit en déposant les roses dans les mains de sa maman et lui chantait” c'est aujourd'hui dimanche, tiens ma jolie maman, j'ai pris ces roses blanches toi qui les aimait tant et quand tu t'en ira au grand jardin là-bas toutes ces roses blanches tu les emportera.” Mon chagrin n'avait pas de fin, je pleurais  toutes les larmes de mon corps.  Je me demande si je n'aimais pas pleurer afin que les bras de ma grand-mère se referme sur moi avec tendresse. Elle sentait toujours si bon, les effluves de son parfum restent en moi,  ses cheveux couleur d'ébène brillait comme des étoiles,  elle était si belle ma grand-mère italienne, comme j'étais fière de la présenter à mes petits camarades.

Combien de fois j'ai senti la jalousie de ma mère qui était en peu possessive je découvrais que ma mère n'aimait pas que je sois toujours chez ma grand-mère qui habitait tout près de nous, sa terrasse était visible de la fenêtre de notre cuisine, si bien que du haut de mes cinq ans je faisais un étage avec deux tabourets en bois, grimpait dessus et passait la petite fenêtre pour me retrouver sur la terrasse.  Ma mère me cherchais peu de temps elle savait vite où je m'étais échappée.

Puis la vie fit que mes parents se séparèrent et que je n'eus plus l'autorisation de ma mère de voir ma grand-mère, comme j'ai tempêter, taper du pied, hurler, mais rien n'y fit je ne devais plus aller la voir, dans mon coeur d'enfant j'avais une blessure qui venait de s'ouvrir et je me souviens d'avoir détesté ma mère.

 Puis je suis devenue une jeune fille puis une femme et dans mon coeur j'avais encore son image j'avais tant cherché où elle pouvait habiter, mais hélas je n'eus jamais de réponse et puis un jour ma mère me téléphona pour me dire que ma grand-mère était très malade et qu'elle désirait me voir.

Elle était dans sa chambre, petit chose si fragile, belle encore avec un visage d'ange, ses cheveux avait encore cette couleur noir que j aimais, elle ouvrit les yeux et un petit sourire se dessina sur ses lèvres elle me tendit les bras et je me jetais dans ses bras, sa voix était devenue un murmure, mais elle me dit combien elle était heureuse de me revoir et combien elle avait souffert de cette séparation de la vie, mais que personne n'était responsable,  le destin l'avait voulu et que son bonheur maintenant serait de rattraper le temps perdu, que nous allions pouvoir chanter encore les roses blanches.

Mon bonheur fut de courte durée, j'allais chaque jour en sortant de mon travail lui rendre visite et puis un jour mon père que je n'avais pas revu depuis quelques mois, était là, il n'eut pas besoin de parler ses yeux remplis de larmes m'avait parlé, j'ai compris en cet instant qu'elle était partie rejoindre mon grand-père que je n'avais pas connu puisqu'il était décédé accidentellement avant ma naissance. Ses souffrances étaient terminées, elle reposait sur son lit, le visage serein et juvénile, on aurait dit une petite fille tant elle avait maigri et son visage avait la douceur d'un enfant.

 Grand-maman où que tu sois, je veux te crier mon amour et l'espoir de te revoir un jour, te dire combien  tu as été dans mon enfance ce rayon de soleil qui m'enveloppait, dès que tes bras s'ouvraient pour que je me précipite contre toi j'étais la plus heureuse des petites-filles de la terre, tu savais donner de l'amour comme seule savent le faire les mamas italiennes. Je serais toujours fière d'avoir ce sang italien dans mes veines grâce a toi!

nonna sei il mio modello da sempre e lo sarai per sempre io t ama!

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Ce petit mot de rien du tout………………

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Un mot, un seul petit mot fait de trois lettres, il fut un temps où un seul mot de toi et mon coeur, mon âme, t'aurais dit ce petit mot de rien du tout, quel bonheur quand on l'entend ce petit mot fait de trois lettres et quel bonheur quand la question se pose sur les lèvres de l'amour, tendrement posée, à cette question en ce temps-là j'aurais murmuré, ”OUI”, mais tu voulais laisser du temps au temps.

Ce temps qui s'écoule dans les méandres de la vie et fait que ce petit mot de trois lettres s'envole, se mélange, se laisse emporter par le vent, quand la tempête se calme et que la brise légère fait que ces petites lettres retombent comme des feuilles mortes, mes yeux se sont posés sur la plage de ma vie, les lettres que j'y ai lues formaient bien un petit mot de trois lettres, mais comme par enchantement la tempête avait fait d'elles un “NON”.

Tu avais dit laissons le temps au temps, mais savais-tu que la tourmente et les tempêtes des jours et des mois qui passent ferait qu'à l'aube de ce jour ce petit mot de trois lettres ne serait plus le même? Que la réalité du temps passé ouvre les yeux, l'esprit n'est plus embrumés par les nuages de la tendresse, ce jour de la réalité et de la vue qui s'éveille, de l'ouïe qui entend, les sens ne laissent que peu de place à la réflexion. Lamartine écrivait “Oh! temps suspend ton vol, il devait penser que cette prière pouvait être, mais on ne peut arrêter le temps, ni même le ralentir.

Avoir laissé le temps au temps a fait que ce temps a mis mon âme et mon coeur en hibernation, ils seront peut-être un jour prêt pour avoir ce petit mot de trois lettres au bout des lèvres, mais pour l'heure le temps n'y change rien, à mon tour je récite tout bas en moi: “laissons le temps au temps”, Je n'entends plus tes suppliques qui me laissent dans le désespoir de ne pouvoir souffler ce OUI que tu attends, je ne vois plus cette lumière qui émanait de ton aura pour que mes lèvres dépose ce, “OUI”, les ténèbres sont apparue avec le temps et sur mes lèvres le souffle du “NON” s'envole au-delà de l'océan pour se déposer encore avec tendresse au creux de ton oreille et  te murmurer à mon tour, “laisse le temps au temps!”

Le temps guéri les plaies, c'est à mon tour de te souffler d'une brise légère du bout de mon âme que la souffrance s'envole emportée par la tourmente de la vie!

LAISSE LE TEMPS AU TEMPS!

 

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Play boy déjà……….

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Tu étais toujours en retard à nos rendez-vous, je te disais qu'un jour je ne serais plus là à t'attendre, tu riais et ne me répondait pas et puis ce jour est arrivé, je suis repartie la mort dans l'âme et ton ego ne l'a pas supporté, toi le tombeur de toutes les filles du collège je venais te te démontrer que tu n'étais pas le centre du monde.

Il savait être celui qui n'avait que des filles en claquant des doigts et je ne voulais pas faire partie de son harem, bien sûr que j'avais en penchant pour lui, mais je ne le vénérais pas, il n'était qu'un garçon plutôt imbu de lui-même ce que je détestais, mais son charme faisait des ravages parmi la gentes féminine.

Le jour où je ne t'ai pas attendu en moi deux sentiments se mêlaient celui de la tristesse et celui de la fierté de ne pas avoir été aussi soumise que toutes les autres, quelques jours après, tu es revenu en me demandant de t'excuser, toi le fier celui qui ne faisait jamais d'excuses à personnes, je rêvais, je me souviens de t'avoir répondu, tu es tout excusé,  le monde n'a pas arrêté de tourner et je me suis retournée et suis partie, te laissant scotché sur place, j'avais envie de rire, mais je me retins je savais que la leçon serait comprise.

Tu as insisté quelques temps puis de guerre lasse tu t'es tourné vers d'autres victimes, je n'ai jamais regretté mon choix, car tu es devenu le garçon dont toutes les filles un jour n'avaient plus que rancoeurs et souffrance au fond d'elle, tu devais je pense te prouver que tu pouvais avoir toutes les filles du collège et comme j'avais vu juste. Tu as fini par te marier trois fois dans ta vie et j'ai appris ce jour que tu es seul dans la vie sans enfants, sans femmes, ton comportement a dû te rattraper doucement, on ne peut pas indéfiniment se moquer de la vie.

Le jeu est parfois à qui perd gagne et tu as perdu à ce petit jeu du garçon qui était le tombeur des filles moi j'ai gagné finalement de ne pas être une fille parmi tant d'autres.

Savoir si on a fait le bon choix n'est pas quelque chose de simple puisque ce qui est fait est fait on ne revient pas en arrière et si on se demande ce qui aurait été si………………ne sert à rien, la vie nous apprend à devenir des adultes sages parfois en peu moins, cela dépend de chacun, en tous les cas j'ai appris très vite qu'il fallait fuir les beaux parleurs, par contre hélas je n'ai pas appris qu'il fallait fuir l'homme tout court si on ne voulait pas souffrir, mais après il faut bien se poser une question, y-a-t-il un amour sans souffrance? L'amour lui-même ne mène-t-il pas à la souffrance?

Soyez rassuré messieurs je sais que la souffrance n'est pas la panacée des femmes et que les hommes aussi peuvent souffrir, enfin c'est la vie et la vie on le sait n'est pas un long fleuve tranquille.

Et ne dit-on pas que tout passe, tout lasse, tout casse, alors souvent ce n'est de la faute à personne sinon à la vie qui est faite de ruptures, de rencontres, de chagrins, de bonheur, mais sans vivre d'amour, la vie serait-elle plus belle?

La vie ne se choisit pas, on suit la route qui nous est réservée dès notre naissance, je crois au destin et même si on a parfois une petite voix intérieure qui nous démontre que l'on fait fausse route on ne l'écoute pas, cela servirait à quoi si vraiment tout est écrit d'avance on a un gps qui nous conduit de façon certaine au dernier voyage! C'est bien la seule chose dont on soit sur dans la vie c'est que l'on naît pour mourir, alors autant vivre sa vie du mieux que l'on peut et ne pas rester sur des souffrances qui finalement un jour s'envolent au-delà de notre horizon.

 

 

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Quand l’amour fait partie du sport………….

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Une petite pensée pour une amie de blog qui est très rugby, elle se reconnaîtra certainement et je dois dire que ce jour j'ai fait une découverte, moi  qui pensait que le rugby n'était qu'un jeu de brutes je viens de voir que dans ce sport on a un coeur gros comme ça, comme la terre, je viens d'entendre une si belle histoire que je me pose la question si  dans le foot cela aurait été possible,  l'argent y est trop important pour qu'une si belle histoire de coeur puisse arriver.

Ce jeune homme en peu paumé comme le sont bien des jeunes de nos jours, plutôt introverti, mais qui aime son sport et qui au moment de jouer devient quelqu'un, il a menti bien sûr, il s'est inventé une histoire d'enfant agressé par des inconnus dans la rue et puis comme seul un enfant peut le faire honteux il a avoué que son histoire n'était pas vraie et que la réalité était tout autre, qu'il s'était blessé lui-même en tombant dans sa chambre d'hôtel sur sa table de nuit. Le voilà pauvre enfant blessé qui est bien entendu comme tout enfant qui dit des mensonges, sanctionné et qui avoue même avoir eu un geste pour en finir avec la vie.

Je suis émue par l'histoire de ce jeune homme qui n'a qu'un rêve dans sa vie et c'est son sport, émue d'entendre que tous lui ont pardonné cette erreur de jeunesse et que tous l'ont accueilli avec bonheur dans l'équipe nationale de rugby, je pense à cette amie de blog oh! et puis je ne vais pas divulguer un secret en donnant son prénom, Tân, oui j'ai pensé à toi quand j'ai entendu cette belle histoire et je me suis dite il est vrai que je ne connais rien aux règles du rugby et que ce week-end ils vont entrer sur le terrain avec ce jeune homme dans leur équipe et dont il pourront être fiers, mais en tous les cas la règle que je  connais dans ce sport est celle de l'amour et du pardon, donc je vais dimanche regarder ce match pour leur rendre hommage, mais je vais avant me renseigner sur le net des règles de ce sport que jamais plus je ne considérerais comme un sport de brutes ou alors, des brutes au coeur tendre,  ils viennent de me démontrer que dans ce sport il y a de l'humanité avant tout.

Jamais plus je ne regarderais ce sport de la même manière (pfff) je dis une bêtise puisque la seule fois que  je me suis essayé à cet exercice ce fut à la dernière coupe du monde et pas longtemps puisque je n'ai rien compris et que la France n'est pas restée en lice bien longtemps, donc je devrais plutôt dire que maintenant je vais regarder cette équipe de France avec tendresse et même peut-être comme au foot ou au hockey me lever de mon fauteuil et crier à pleins poumons s'ils gagnent! Je me souviens d'un certain, France- Brésil, j'étais dans mon lit, cassée de partout suite à un accident de cheval, mais à chaque but je me mettais presque à ne plus sentir mon mal et à lever les bras en oubliant mon dos en miettes et me mettre à crier en oubliant que je devais faire attention, mais voilà quand on est supporter(trice) d'une équipe on vit le match et cette soirée restera  encore longtemps gravée en moi, surtout que j'avais mon frère présent et qui lui au contraire de moi était si certain de la victoire du Brésil que j'ai été heureuse ce soir-là non seulement qu'ils aient gagné, mais qu'ils m'aient démontré que j'avais eu raison d'avoir confiance, hein frangin si tu me lis souviens-toi le troisième but? Qui avait le visage du vainqueur? Sourire.

Le sport peut nous apporter tant d'émotion et aujourd'hui en entendant parler de ce jeune rugbyman je n'ai pu m'empêcher de consacrer mon texte à ce jeune homme et démontrer que dans la vie on peut faire une bêtise, mais on a toujours des possibilités de réparer et surtout connaître des gens qui ont du coeur et qui savent redonner une chance à un être humain, cette histoire est un exemple d'amour et de pardon et du coup cela m'a fait penser à Tân et j'ai compris pourquoi elle aime tant ce sport.

Il est bien vrai que regarder avec son coeur fait que l'on est certain de ne jamais se tromper!

 

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Petit mais, costaud……..

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Enfin notre gouvernement n'a pas cédé à la Chine, la Suisse va bien accueillir deux anciens détenus de guantanamo et cette fois les menaces de la Chine à notre encontre n'ont pas été entendues par notre gouvernement et je suis très heureuse que l'on n'ai pas cédé, la Chine n'a pas le droit de s'immiscer dans nos décisions et notre politique intérieure, pour qui se prennent-ils ces mangeurs de chiens et de chats, ils n'ont de leçons à donner à personne.

 Merci à notre présidente qui a su démontrer que mon pays ne se laissera  pas intimidé et commandé nos agissements par un autre pays, si puissant, soit-il.  Quand une femme est à la tête d'un pays son coeur reste en éveil et elle ne se laisse pas imposé ses décisions par d'autres hommes qui sont à la tête de pays plus puissant peut-être que la Suisse, mais nous n'avons nul besoin de recevoir des leçons de ce pays, surtout en matière des droits de l'homme.

Rester une terre d'asile et permettre modestement que cette prison de la honte se ferme est un acte d'humanité, tous les gouvernements de ce monde ont montré du doigt cette prison et finalement maintenant que Barack Obama tient ses promesses on va critiquer les pays qui acceptent de recevoir des prisonniers sur leur territoire, il faudrait savoir, sont-ils des innocents ou sont-ils des coupables? Il faudrait se mettre d'accord une bonne foi pour toute, quand l'Amérique a fait cette prison comme par hasard pour tout le monde on enfermait des innocents dans l'horreur de cette prison, maintenant que l'on va fermer cette prison on relâche des coupables, il y en a marre de cette mentalité de bas étage qui fait que l'on peut avoir des critiques selon la situation, mais en tous les cas toujours des critiques, ne jamais dire du bien est la première chose que ce monde aime faire, surtout toujours voir le mal partout en premier lieu sans jamais se poser de questions, il faut dire du mal.

Je suis heureuse de lire cette nouvelle ce matin et de voir que notre gouvernement et notre présidente en tête ne va pas s'en laisser compter par la Chine et que l'on va rester un pays libre de ses choix sans accepter les menaces.

Quand on a une conscience on devient invincible, car on désire par-dessus tout faire le bien, après le reste n'est que de peu d'importance si d'aventure on a déplu, ce qui compte c'est d'avoir la conscience tranquille d'avoir pris la bonne décision, pas avec le cerveau, mais avec le coeur et pour moi cette décision est une décision de coeur, pour une fois les intérêts n'ont pas gagnés dans cette décision, je ne peux qu'en être heureuse et dire merci à la Suisse d'avoir osé démontrer à ce pays que nous sommes maître de notre destinée, quitte à déplaire à certains! 

Défier de telles menaces fait que je suis fier de mon passeport à croix rouge et me démontre que si l'argent mène le monde, la Suisse n'a pas été influencée par les menaces de boycotte de la part de ce pays au risque de perdre quelques marchés et après? L'argent est-il le seul vecteur de ce monde? NON, pour une fois NON!  

 

 

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Fièvre……….

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Tant de choses peuvent tourner dans un esprit quand on a la fièvre, c'est pire encore on revoit ce que l'on voudrait oublier par tous les moyens, pourquoi quand on est malade toutes ces choses de la vie reviennent nous titiller pour nous faire mal à nouveau?

Je me souviens de ma mère penchée sur mon lit de douleurs et de fièvre, cette odeur de vinaigre quand dans un geste tendre elle me passait un linge mouillé sur le front, comme pour faire partir le mal qui était en moi, mais le mal ne voulait pas s'en aller et quand dans mon demi sommeil je l'entendais rappeler le médecin je n'avais même pas peur de me retrouver entre les mains de cet homme qui était l'homme qui savait guérir ,un médecin de famille comme nous en avions en ce temps-là et qui savait tout de ses patients, cette nuit là reste en moi et malgré ma faiblesse, car le thermomètre s'affolait et montait encore et encore, je ne désirais rien d'autre que de dormir, j'étais si bien dans ce sommeil, mais c'était sans compter la ténacité de ma mère pour nous guérir avec amour et tendresse, cette nuit là quand elle vit que j'avais 41 de fièvre elle ne dormit pas de la nuit pour rester auprès de mon lit en faisant les soins nécessaires pour que ce mal sorte de moi et au petit matin quand je me réveillais je la vis sur le fauteuil me tenant la main et endormie d'épuisement, mais elle avait gagné cette bataille comme toujours, elle avait sorti le mal de moi, je n'avais plus cette grosseur sur mon genou elle avait réussi à me guérir et je n'avais plus de fièvre puisque le mal était parti.

Elle seule pouvait me guérir et maintenant quand je suis malade je sais que personne d'autre peut faire ce qu'elle savait si bien faire de ses mains de maman. Tant de fois elle a pansé nos plaies, tant de fois elle a mis tout son amour pour ne pas nous laisser avoir mal et la guérison venait parfois comme par miracle si vite que je me demande si ce n'est pas elle qui avait ce don de nous guérir avec son amour.

Le seul amour qui est sans condition, est l'amour d'une maman!

 

 

 

 

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Saveur et gourmandise

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Quelle bonne idée de faire un tour de chaque pays par les fromages qui sont dans chaque région une signature de la nature et des saveurs et ceci grâce à Jean-Claude qui m'a fait très envie de goûter à toutes les appellations diverses des fromages français, mais aurions-nous assez d'une vie pour goûter à tous ? Les pays que j'ai eus la chance de visiter m'ont parfois très étonnée par la richesse de fromage que l'on pouvait manger, un exemple en Tunise j'ai mangé d'excellents fromages dont un gouda fabriqué dans le pays et qui n'a rien à envier au gouda hollandais, bien au contraire il avait bien plus de goût que les goudas que j'ai pu manger en Suisse et puis pas de fromage sans un bon verre de vin rouge et j'ai bu là-bas de merveilleux vins, tel que le château Fériani et le vieux magon et tant d'autres dont je ne sais plus l'appellation hélas ma mémoire à des limites.

J'aime quand je vais dans un pays, goûter les spécialités locales, manger et boire ce que le pays produit, je n'ai jamais eu à me plaindre de ce que j'ai pu trouver dans mon assiette dans les pays étrangers, bien au contraire.

Il est vrai que la France est un pays de fromage et de vins et sa réputation n'est plus à faire dans ce domaine, La Suisse n'a pas de camemberts aussi goûteux que celui qui est fait en France, mais d'autres fromages à pâte dur sont je crois à la hauteur de la France, mais il est vrai que si je vais en France pour y faire mes achats, j'en profite pour ramener mes camemberts AOC que je ne trouve pas ici ou si je les trouve, ils sont hors de prix, comme je suis à 20 minutes de la France j'en profite pour aller me ravitailler de l'autre côté avec beaucoup d'attention pour échapper au douanier si d'aventure j'ai pris en peu trop de marchandises, les frontières sont bien ouvertes, mais attention quand même si  vous avez dépassé les cotas.(sourire)

Il me revient une aventure qui m'est arrivée il y a une dizaine d'années le beurre étant très limité je ne devais prendre que 250 gr et maligne que je suis j'ai pris 1 kg comme on avait des tonnes de beurre invendu en Suisse à l'époque croyez-moi que la douane veillait, j'avais caché ce kg de beurre sous le siège de ma voiture, mais voilà ils ne sont pas si bêtes  les douaniers, contrairement à ce que disait Fernand Reynaud et ce qui devait arriver arriva, un des douaniers trouva mon précieux chargement, je n'avais pas la mine du vainqueur et ce qui se passa par la suite fut une scène irréelle,  je me demande encore si je n'ai pas rêvé, il me regarda me montra sa découverte et remis la paquet de beurre sous le siège referma la porte se tourna vers son collègue qui lui avait fouillé le coffre et d'une voix quelques peu moqueuse dit:< tout est ok pour moi> il se tourna vers moi avec un merveilleux sourire et me donna l'autorisation de repartir, il me semblait que je rêvais ce n'était pas possible il me laissait  repartir alors que je savais à l'époque que non seulement on devait payer une amende, mais en plus ne pas emmener le beurre en Suisse. Ce jour-là j'ai remercié le ciel d'être tombée sur un douanier sympa, je l'ai revu quelques fois quand je passais la douane, je n'ai jamais su s'il me reconnaissait, mais en tous les cas il savait certainement que la leçon avait certainement fait effet et comme le disait La Fontaine, cette leçon vaut bien un fromage, en l'occurrence là c'était du beurre.

Voilà ce que parfois la gourmandise peut nous faire faire c'est de tricher avec les cotas autorisés. Depuis je dois dire que je suis plus prudente et puis au pire je ferais la blonde, celle qui ne savait pas, cela peut marcher aussi!   

 

 

 

 

 

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Lui………………

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Il est au loin, au bout du monde, il vit dans le pays des grands froids, un pays où le sirop d'érable coule à flot.

Il a vaincu l'enfer de l'alcool, il est devenu un homme empli de lumière et de bon sens, son vécu ne lui a pas apporté que du bonheur, mais avec courage il a réussi à s'en sortir avec une grandeur d'âme qui fait que je voudrais vous faire connaître son blog qui reflète la lumière dont il est empli.

Il n'a pas dans sa mémoire de haine ni de vengeance, il a dépassé cela, il est devenu un être qui n'a au fond de lui que de l'amour et du pardon, le monde pour lui est devenu avec le temps un monde de grandeur, il a osé écrire son parcours si difficile, il a osé dénuder son âme, je voulais ce soir lui rendre hommage et vous donner le nom de son blog qui  certainement vous donnera une grande émotion, mais aussi l'espoir que la vie n'est pas si moche, que la vie est belle malgré tous les chagrins et le désespoir que l'on peut porter en nous, l'espoir est bien réel, il en est la preuve.

Lui qui a vécu le pire est aujourd'hui un homme sage et serein, il est peut-être par ses souffrances cet être de lumière qu'il est devenu, peu importe que l'on soit croyant ou pas il y a en cet homme une aura de sainteté qui me prend à chaque fois que je le lis.

Comme il le dit si bien, ne pas attendre que la mort fasse que l'on ne peut plus s'adresser qu'à titre posthume à une personne et c'est pour cette raison que ce soir j'ai voulu parler de lui et ainsi au travers de mon blog lui rendre cet hommage bien modeste pendant qu'il est encore là pour entendre(lire) mes mots. Je ne désire plus avoir ce regret que j'ai tout comme lui de ne pas avoir osé dire à ceux que j'aimais toute mon admiration et mon affection, alors je désire lui  dire combien il est exemplaire dans l'amour qu'il a pour son prochain, pouvoir pardonner l'impardonnable, quelle leçon de pureté, je préconise le pardon, mais je ne sais si j'aurai la force de pardonner l'impardonnable, l'horreur que l'on peut faire subir à un enfant met en moi cette colère qui pourrait je pense faire de moi la pire des femmes, je n'arrive pas encore à être pur au point de pardonner à celui qui fait du mal à un enfant.

Comment peut-on avoir dans le coeur le pardon de l'horreur quand un enfant est concerné? Je  me dois d'avouer que je n'y arrive pas, malgré tout l 'amour que je peux avoir en moi. 

Il me donne une leçon en lisant cette lettre posthume, je vois qu'il y a des êtres qui peuvent pardonner malgré toute l'horreur d'un vécu!

Merci pour lui de faire un petit détours par son blog:ailes du temps.unblog.fr

 

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week-end de rêve

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Les petites filles modèles existent encore, avec les mamies tout au moins et ce week-end une fois de plus je me rends compte que mes petites filles sont modèles, polies, bien éduquée et surtout si gentilles, jamais un mot plus haut que l'autre et pourtant, est-ce que ce traitement m'est réservé ? Elles ne sont hélas pas toujours ainsi avec leur maman, mais quand elles sont chez d'autres personnes tous unanimement me disent qu'elles sont aimables et polies.

Et de me souvenir encore quand j'étais petite comme je pouvais être modèle dehors et à la maison très différente, j'avais le langage bien différent dans l'intimité de ma famille et je répondais aussi à ma mère comme elles peuvent le faire, mais quand j'allais chez des gens j'étais cette petite fille modèle. J'ai eu mes moments de fugues, mes moments de silence et mes moments de rébellions, je me rends compte que je n'ai pas été très faciles avec mes parents. Cela prouve bien que nos enfants sont perçut comme des anges à l'extérieur alors qu'à la maison ils peuvent être des démons comme nous avons pu l'être.

Mais après tout ce qui compte n'est-ce pas d'avoir bien éduqués nos enfants afin qu'ils fassent leurs premiers pas dans le monde en étant polis et aimable?

Ce qui se passe dans l'intimité de la maison même si c'est tout autre et plus difficile, on a quand même gagné une bataille, celle du respect des autres. Les parents que nous sommes sont toujours fiers d'entendre des éloges sur nos enfants, fiers de leur avoir donné ce minimum qui s'appelle le respect, finalement cette jeunesse qui m'est donnée de connaître au travers de mes petites-filles, me fait voir combien encore les jeunes savent être polis et éduqués, alors que peut-il se passer quand j'entends des profs et des adultes se plaindre du manque de respect , je dois dire que tous les jeunes que j'ai connu avec mes petites-filles et contrairement à ce que certaines personnes pouvaient dire de ces jeunes ils ont été polis et respectueux envers moi, alors pourquoi me suis-je demandée. Ma conclusion est que parfois les adultes n'ont pas de respect envers ces jeunes, alors pour moi c'est donnant donnant je me dois de les respecter en tant qu'être humain, je me dois de ne pas leur montrer, sous prétexte qu'ils ne sont encore que des enfants un certain mépris que j'ai pu voir de la part d'adultes à leur encontre, je me dois de montrer l'exemple en les respectant et eux en font ainsi de même. Sommes-nous  si parfait? Avons-nous ce respect pour l'autre? Ce respect que nous demandons à corps et à cris à l'enfant, mais l'enfant est une personne, il me souvient d'un jour où ma petite-fille m'a manquée de respect, je l'ai regardée et lui ai posé une question?

:< dis-moi ma chérie est-ce que je te manque de respect?>

Sa gêne à cet instant était si visible que j'ai eu du mal de ne pas rire, mais elle m'a répondu:

< non mamie>

 j'ai rajouté:

<alors ne me parle jamais plus comme tu l'as fait, je ne suis pas ta copine, mais ta mamie et jamais je ne te manque de respect, donc je voudrais que tu fasses de même avec moi.>

Depuis jamais plus elle ne m'a parlé mal, les mettre devant un fait fera plus que de rentrer dans leur jeu et de répondre mal comme eux ont pu le faire. Les mettre devant leur image fera qu'ils vont certainement ne pas aimer tout à coup l'image qu'il donne d'eux-même.

Finalement il est vrai et quand je regarde bien ce qui se passe de nos jours je me rends compte que nous pouvons avoir une grande part de responsabilité avec la jeunesse et que souvent peu de choses peuvent faire pour aider à ce que les jeunes se sentent compris, il suffit d'accepter de les entendre et d'essayer de leur parler du mieux que l'on peut en les respectant, finalement écouter est peut-être plus important que de  parler, n'est-ce pas dans la vie une compréhension de l'autre que d'être à son écoute, tant de gens ne savent plus être à l'écoute de ses proches.

J'ai passé grâce à elles et un de leur ami un week-end merveilleux en compagnie de ces trois ados, on a peu dormi, mais on a bien ri, on a surtout parlé de tout et de rien et j'ai vu que contrairement à ce que je pouvais penser que ces jeunes avaient bel et bien la tête sur les épaules, alors sachons prendre en peu de temps pour les écouter et je suis certaine que plus jamais on ne verra tant de jeunes s'enfermer dans leur mutisme.

C'est moi qui ai pris une leçon ce week-end et je n'ai pas honte de le dire, mais ces jeunes ont su me remettre en question en sachant très bien que nous adultes nous ne sommes pas toujours des exemples pour eux.

Merci Océane, Tony, Tessa de m'avoir donné une envie c'est de vous recevoir à nouveau chez moi quand vous le désirerez!

 

 

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Il était une fois…………

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L'ombre de sa silhouette se profilait au loin et cette nuit-là la ruelle illuminée par les candélabres faisait de l'hiver et de son tapis blanc un monde irréel, elle leva les yeux et frissonna en voyant l'ombre avancer doucement dans sa direction, elle connaissait cette légende de l'homme à la cape noir et là elle vivait cette légende dans la réalité de la nuit.

Malgré sa peur et son envie de faire demi-tour elle continua bravement à avancer, son coeur battait la chamade et elle se demanda pourquoi elle insistait, pourquoi elle ne revenait pas sur ses pas, elle se traita d'idiote de prendre un tel risque, elle prit un grand bol d'air, mais continua résolument sa route, la silhouette se rapprochait de plus en plus et elle ne distinguait que la longue cape noire dont la capuche recouvrait complètement cet homme, pouvait-elle parler d'un homme? La légende voulait que cette ombre que les gens du quartier avaient vu les nuits d'hiver quand il y avait beaucoup de neige ne soit pas un homme, mais une ombre tout simplement, son imagination divaguait et si cette nuit elle s'arrêtait près de l'ombre et lui parlait, enfin on saurait la vérité, car tous avaient fuit devant cette silhouette venue de nulle part, elle ne fuirait pas, il fallait à tout prix qu'elle mette un visage sur cette cape noire, son esprit comme toujours malgré l'envie de fuir avait une envie encore plus forte de savoir, savoir qui était celui qui les nuits d'hiver où la neige avait transformé son quartier en paradis blanc il apparaissait et faisait si peur aux habitants de ce quartier, il fallait le démasquer à tout prix et sa peur se transformait en courage et en fierté de pouvoir dire à tous, moi je l'ai vu, j'ai eu le courage de m'arrêter et il m'a parlé, elle rêvait encore comme peuvent rêver les jeunes filles de son âge, elle était encore dans ses contes et ses livres, mais il fallait, c'était vital pour elle, il fallait toujours que ses questions aient une réponse.

Elle n'était plus qu'à quelques mètres de lui, elle releva la tête le toisa du haut de son mètre soixante et se dit au lieu de continuer mon chemin comme tous l'on fait je vais m'arrêter à sa hauteur, mais au fond d'elle, elle avait peur, cette peur que l'on peut ressentir seule dans la neige une nuit d'hiver.

L'ombre était là, devant elle, malgré cette peur terrible, elle le regarda et sa stupeur fut à la hauteur de sa peur, elle ne vit pas son visage, mais bien une ombre encore, elle pris son courage à deux mains et d'une voix caverneuse tant la peur la paralysait elle lança un bonsoir haut et fort, elle avait l'impression dans ce silence que sa voix était un cri, l'ombre la frôla et resta silencieuse, c'est alors qu'elle s'arrêta et se retourna et ce qu'elle vit la mit dans une angoisse qui lui fit prendre ses jambes à son cou pour s'éloigner de cette chose, elle venait de voir sur la neige ses pas, mais celui qui venait de la croiser n'avait pas de traces, pas un pas ne se marquait après son passage.

Elle ne sut jamais si elle avait rêvé où si elle avait bien vu cette légende que tous racontaient les soirs d'hiver au coin du feu, elle était adolescente et on sait que les adolescents ont l'imagination très emplies de contes et de légendes.

Peu importe si elle avait rêvé ce qu'elle savait en tout les cas, c'est que jamais elle n'en parlerait à personne, elle savait que les adultes racontait cette légende pour faire peur aux enfants, elle savait qu'une légende n'était pas une histoire vraie, mais elle savait aussi que la légende cette nuit était devenue juste un instant pour elle, une réalité d'un soir d'hiver!

 Ma mère m'avait conté cette légende et j'avais envie de la rendre vivante pour un instant, rendre hommage à cette silhouette sortie de l'imagination des adultes et de la peur de la nuit vécue par une adolescente.

Cette nuit le paysage c'est recouvert de 30 cm de neige et la légende m'est apparue plus vraie dans cette splendeur de l'hiver.

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Espoir malgré tout……….

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Il suffit d'une minute dans une vie même une seconde d'une mauvaise décision pour que tout bascule, il a dû prendre un jour la mauvaise décision et sa vie est devenue un enfer.

Il n'avait que quinze ans quand il a goûté cette première cigarette qui n'était pas comme les autres, il n'avait que quinze ans quand il a senti ce bonheur de fumer de l'herbe. Il était pourtant un enfant pas plus déluré que les autres, un enfant plutôt timide et chétif,  il n'aimait pas l'école, mais est-ce une raison suffisante pour aller dans le mur, ses parents n'avaient pas la vie facile dans cette campagne et la boisson souvent coulait à flot chez eux avec les amis, à ses yeux l'alcool n'était pas un danger, ce mélange faisait qu'il avait une vie de joie, de couleurs, de merveilles, mais quand le matin la fête était finie il retombait dans l'horreur de sa vie triste, sans but, sans avenir, combien de fois en ce temps-là je lui parlais du danger et il me semblait que dans ces moments-là une lumière venait l'éclairer et il me disait tout bas, je vais arrêter, je te promets, je vais le faire, j'étais sa marraine et je ne pouvais pas le voir se détruire sans rien tenter. Je n'ai sans doute pas su trouver les mots, encore maintenant je me demande ce que j'aurai pu dire de plus.

Il grandissait et je ne le voyais qu'épisodiquement, sa mère me disait que tout allait bien et qu'à part quelques joints, il ne touchait à rien d'autre, mais pour moi c'était trop et j'essayais je ne comprenais pas comment elle pouvait dire qu'il n'y avait rien de grave. Quand il eu 19 ans et qu'il reçu sa convocation pour se présenter au recrutement contrairement à ce que tous pensait il était heureux et avait décidé de faire une carrière dans l'armée, quel joie d'apprendre cette nouvelle, je pensais qu'il allait se sortir de ce cauchemar de ce semblant de vie pour enfin trouver sa voie. Pour moi il était sauvé. 

Dans les quelques mois qui précédèrent son entrée à la caserne,  je ne su jamais ce qui s'était passé exactement, mais j'ai appris un jour qu'il était en prison pour avoir revendu cette saleté, je lui écrivis une longue lettre où je lui disait que dès sa sortie s'il le désirait il serait le bien-venu chez moi, je savais que chez lui tout allait de mal en pis entre son père et sa mère et qu'il n'avait plus le désir d'être dans ce monde de disputes, en sortant de prison il prit la décision de partir en cure de désintoxication, j'étais tellement heureuse de savoir qu'il allait sortir de cet enfer, mais ce que je ne savais pas encore c'est qu'il avait passé à la pire des façons de planer, il faisait passer ses rêves dans ses veines, c'est avec effroi que j'entrais pour la première fois de ma vie dans ce monde, il ne voulait plus voir personne et désirait s'en sortir seul, ce que je compris parfaitement, il avait choisi de se couper du monde des vivants, comment lui dire, comment lui parler dans ce cas, j'ai en vain essayer de l'avoir au téléphone, mais hélas sans succès.

Enfin il  entra dans sa vie d'homme et commença ses quatre mois d'engagement militaire et contre toute attente il demanda pour grader, hélas, la décision tomba comme un couperet, il était refusé, raison évoquée, il n'avait pas de certificat fédéral de capacité puisque il n'avait pas fait de métier, il faisait des petits boulots de gauche à droite, il pensait son avenir dans l'armée et comme j'étais fier de lui quand pour la première fois je le vis en militaire, je pensais que tout allait bien, qu'il avait réussi à sortir de ce milieu, mais il faut si peu pour retomber et ce peu, fut le refus de l'armée de le laisser grader.

Un matin de printemps alors que le soleil brillait je me souviens encore être occupée à arroser mes plantes quand le téléphone sonna, la voix de son père au bout du fil qui m'annonçait l'horreur que seul cette saleté peut faire, il avait été retrouvé dans les toilettes d'un restaurant avec encore la seringue dans le bras, tombé d'une overdose, il avait choisi son heure, car il savait que c'était signer son arrêt de mort, il était en cure et sous médicaments, les médecins lui avaient bien dit surtout ne prend pas de drogue c'est un cocktail qui ferait que ton coeur ne résisterait pas. Il venait d'avoir vingt ans.

Il était là sous mes yeux avec un léger sourire sur son visage blanc et froid, pourquoi si tôt?  La colère un court instant remplace le chagrin, la colère de penser que personne, même pas moi n'a pu empêcher cela, quand le calme revient on sait que rien ne pouvait, ni personne, l'empêcher de faire son choix. 

Le temps a passé, mais jamais cette blessure et cette peur de la drogue ne me quittera, jamais je ne laisserai dire que de fumer de l'herbe n'est pas dangereux, il a commencé par cela et même sa mère me disait qu'elle y avait goûté et elle ne comprenait pas que l'on en fasse tout un plat comme elle disait, mais ce premier joint l'a ensuite amené à s'injecter la mort dans les veines, je ne dirais jamais ce n'est pas grave, je reste persuadée que le premier joint est la descente aux enfers avec peu de chance de s'en sortir.

Ce monde d'illusions est le pire des mondes dans lequel l'adolescent peut être entraîné par ses sois disant amis, mais les vrais amis sont ceux qui disent attention, ne fait pas comme moi, surtout pas, ne rentre pas dans ce monde, celui qui dit prends ce que je prends, essaye c'est super est ton pire ennemi, alors détourne-toi de celui qui t'incite à prendre un jour la mort.

 

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Tes 15 ans bientôt……………..

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Ce matin la neige tombe et fait à nouveau que le paysage redevient vierge de toutes saletés, ce tapis blanc qui recouvre la nature me fait penser à un espoir de pureté, si le monde pouvait telle la neige redevenir pur de toutes pensées malsaines et de tout actes de violence, si la blancheur de la neige pouvait être la couleur de nos âmes et recouvrir le noir des âmes de certaines personnes qui ne pense qu'au mal qu'ils peuvent encore inventer pour faire souffrir d'autres personnes, comme le monde serait serein, comme le monde pourrait mettre le mot bonheur en toutes lettres flamboyantes qui remplacerait le drapeau flottant au vent de leur pays. Ceux qui ne voient que par l'argent, qui soi-disant n'a pas d'odeur,  devrait sentir comme l'odeur de la mort rôde au contraire dans ses liasses de billets engrangées de façon souvent pas très honnête et qui fait qu'une partie du monde est dans la misère alors que l'autre partie vit dans l'opulence et le gaspillage. Comment trouver des hommes à la tête des pays, dit développés, pour entreprendre des actions dictées non plus par le profit, mais par le coeur? Est-ce possible encore? N'avons-nous pas avancé dans le mauvais sens et comment faire pour retrouver la paix que nous devrions avoir dans ce monde, est- ce que nous sommes dans un parcours sans retours?

Tant de questions qui resteront encore sans réponse et je pars encore au loin dans mon enfance et j'ai mal de penser que jamais mes petits-enfants ne connaîtront toutes ses choses si simples de la vie qui font le bonheur, ils ne connaîtront que la technologie, que la robotisation, que l'informatique et le téléphone portable qui fait que plus de possibilité de voir une fleur, un soleil qui se couche, une étoile qui brille dans la nuit, tout ce que la nature nous offre de beauté de joie et de bonheur, les enfants de nos jours n'ont même plus de romantisme, garçon comme fille, les filles parlent comme les garçons de manière plutôt vulgaire et quand j'entends l'une de mes petites filles avoir ce langage je n'ai de cesse de les reprendre en leur disant pourquoi voulez-vous ressemblez à ce qu'il y a de pire? Ne pouvez-vous pas rester vous-même, des jeunes filles qui savent avoir un langage de filles et pas de mecs comme vous dites, je leur fais comprendre qu'un jeune homme n'a certainement pas envie d'une jeune fille à ses côtés qui tient, de tels propos. Les jeunes n'ont plus de personnalité il faut qu'ils se ressemblent telles des sosies parfaits dans leur langage, sinon ils sont ringards, comme me dit mon petit-fils, voilà ce que notre société a fait de ces jeunes, des ados qui n'osent même plus avoir le courage de garder leur personnalité devant les copains et la peur me prend quand je pense que peut-être un jour l'un de mes petits-enfants tout simplement pour être comme les autres, prendra cette herbe qui va lui donner le bonheur qu'il ne trouve pas dans la vie, qu'avons-nous fait? Cette génération de mai 68 qui interdisait d'interdire où tout devenait permis.

Qu'avons-nous fait de nos enfants qui, a leur tour sont devenus des parents trop permissifs, trop laxistes, des parents qui ne savent plus avoir de dialogues avec leurs enfants parce que trop pris par la course au fric pour donner encore et encore plus à leurs enfants, mais que leur donnent-ils si ce n'est que du matériel et l'enfant est-il heureux d'avoir tant, l'enfant ne préférerait-il pas des parents plus présents et plus à l'écoute? Posons leurs la question et je suis certaine qu'ils ne seront même pas à même de répondre, ne sachant pas ce que peut être le bonheur de peu de choses, leur bonheur à eux est dans les marques, dans la technologie, dans le dernier portable, si possible le i phone, le bonheur de l'ados s'appelle matériel! A qui la faute sinon à la société de consommation que nous avons laissé se développer, mais avions-nous le choix?

J'aime toutes ces nouvelles technologies aussi, je me rends bien compte que mon pc est devenu un ami pour moi, que mes photos sont bien protégées et que jamais je n'ai eu tant de bonheur à faire de la photo, le numérique m'a ouvert une activité que j'aime. Donc bien sûr que ma petite-fille à raison quand elle me dit, mais toi aussi mami tu as un portable, tu as un pc, tu vas sur msn, tu as un blog, tu es sur facebook, tu fais tout ce que je fais aussi, oui ma chérie tu as raison, mais il y a aussi autre chose dans ma vie que je fais, je vais en promenade, je regarde la nature, je ne me plie pas aux autres pour leur ressembler et quand j'oublie mon portable à la maison je n'en fais pas une maladie (sourire) et surtout je vois la nature qui m'entoure et j'ai de merveilleux souvenirs d'enfance dans la nature avec les animaux, de merveilleux souvenirs de mes sorties avec mes amis en forêt tout simplement sans avoir envie de ce que le voisin avait, souvent bien plus que moi et cela n'était pas un problème,  je n'étais pas moins heureuse que lui puisque j'avais une maman qui n'était pas comme celle des autres, j'avais une maman qui prenait le temps de parler avec moi, de me prévenir de tous les dangers comme la tienne fait avec toi, bien sûr que je ne l'ai pas toujours écoutée, tu sais, on croit tout savoir quand on est ados et j'ai aussi dit que ma mère me saoulait, mais tu vois finalement elle avait raison, la vie m'a démontré que tout ce qu'elle me disait était bien réel, donc quand ta maman refuse que tu dormes une nuit chez une amie ou faire une soirée de copains ce n'est pas un  manque d'amour comme tu peux le penser, au contraire, c'est par amour que ta maman te refuse cela,  tu vas avoir 15 ans et elle aussi elle a eu ton âge et crois-moi qu'il n'a jamais été question qu'elle passe sa nuit chez une amie ou une soirée entre copains, je recevais ses amis et si d'aventure elle a pu une fois ou l'autre dormir chez une amie cela ne se faisait jamais sans que j'en parle avec les parents de son amie et surtout que je connaisse ces gens. Voilà pourquoi ta maman ne veut pas que tu fasses tout et n'importe quoi et cela s'appelle de l'amour ma chérie, cette amour sans condition que ta maman te donne, jamais un ami, une amie t'aidera dans ton désespoir si un jour tu tombes dans l'illusion du bonheur que t'apportera l'herbe maudite, tu tiens ton avenir entre tes mains, toi seule peut avoir un bel avenir, si tu désires le détruire tu peux aussi, tu as ce choix, personne ne peut prendre les rennes pour toi, à toi de savoir ce que tu veux faire de ta vie, on ne peut que te montrer la voie, mais sache une chose, c'est que si tu t'engages sur la mauvaise voie tout sera plus difficile pour toi, mais si cela devait arriver, je serais toujours là pour toi, je t'aime et c'est moi qui souffrirait de te voir te détruire alors ne me fais pas souffrir puisque tu m'aimes comme tu me le dis si souvent, je t'aime tant!

Le temps d'écrire mon texte et je vois le soleil apparaitre, ce soleil qui me donne l'espoir que jamais tu ne tombes dans les rêves fabriqués par l'illusion du bonheur, mais par la réalité du bonheur, d'être une jeune fille qui a su un jour dire non a toutes les illusions du bonheur qui ne durent que le temps de prendre cette saleté, pour ne choisir que la réalité du bonheur, à toi de faire ton bonheur, personne ne peut le faire pour toi!

 

 

 

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La recette du navet confit

lechatphillipegeluckdracusssblogconceptionnaissance.jpgMais non navet!!!

Prendre un homme politique, l'inviter sur un plateau de télévision contre un adversaire, l'assaisonner de questions embarrassantes, le poivrer avec parcimonie, l'enduire de miel, le rôtir à petit feu, sans oublier de l'arroser de jus amer, le mijoter à basse température, puis dans les dernières minutes élever la température pour que l'extérieur de la pièce soit rôtie à point.

Le navet sera prêt à être servi à toutes les sauces, les saveurs de ses mots n'auront d'égal que ses mensonges, le mielleux de sa cuisson fera la délectation de vos palais sans vous rendre aveugle de sa tac-tic, le croustillant de son rôtissage craquera sous vos dents parfois avec colère, parfois avec tendresse, le poivre fera ressortir les saveurs de ses paroles, le miel dont il va user pour ne pas déplaire ne sera que souvenirs à la première tentative de lui montrer qu'il est dans l'erreur, là son fiel que nous avons oublié de retirer avant cuisson explosera dans toute sa splendeur et là vous savez que vous avez bien en face de vous un navet confit et imbu de lui-même!

La recette du navet farcit est si simple, il suffit d'ouvrir la radio ou la télévision et vous en serez aspergé de la plus belle manière, la langue ne se mange que chez l'animal (berk) alors ouvrez grands vos oreilles et laissez parler ces langues de vipères qui ne savent pas faire autre chose que de brûler l'adversaire au cas où ses bonnes idées n'auraient pas germées dans son propre esprit. Le navet a parlé, il est et restera à jamais un navet confit! Jamais confus, oh! que non, comme dirait Johnny, pour être confus il faut une certaine grandeur d'âme, mais on le sait bien, le légume n'a ni coeur, ni âme, ni conscience, alors comment serait-il confus de ce qu'il peut débiter comme horreurs en si peu de temps et avec une telle conviction? Ne devient pas, navet qui veut, il faut un certain effort pour s'accrocher à sa connerie aussi longtemps et ne pas même en rougir!

On ne naît pas navet on le devient!!!!!!!!!!!!

Une bonne nouvelle tout de même il est dit sur le net:< La semence de l'authentique navet du Pardailhan aurait même définitivement disparue durant ces dernières années !

Moralité, il y a espoir que nous ne trouvions plus dans nos assiettes au soir des élections de navets confits! 

P.S: Le navet féminin, la “navette” n'est pas en reste il y en a encore de beaux spécimens!

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Papa amour……………….

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Parfois comme tant de choses de la vie remontent en nous, les mauvais souvenirs reviennent et efface tout le bonheur que nous avons pu vivre,  même si la vie n'est pas faites que de bonheur le peu que l'on a en soi on se doit de le faire réapparaître et de laisser derrière soi tout ce qui n'est que larmes et chagrins. Savoir se relever avec patience et acharnement fait de nous des hommes et des femmes bien plus forts qu'avant.

Il a fait son destin, il a choisi l'heure de son départ comme il avait choisi de s'engager dans la légion étrangère, il a vécu les horreurs du Vietnam puis de L'Algérie et si parfois dans notre innocence d'enfant mon petit frère et moi lui posions des questions sur la guerre, je voyais que ses yeux s'embuaient de larmes et qu'il n'aimait pas parler de cet épisode de sa vie, il ne parlait que des beaux souvenirs qu'il avait eu avec la population de ces pays, mais jamais de la mort et de la douleur que cela avait mis en lui, cette douleur qui ne partait pas faisait qu'il buvait parfois plus que de raison et devenait dans ces moments-là le pire des hommes, avec toute sa violence qui se déversait contre ma mère, jamais un geste de sa part contre mon petit frère et moi, si nous nous levions un soir de dispute il avait dans ces instants-là une éclaircie dans sa tête qui faisait de lui un homme écrasé par la douleur et qui, tout à coup se réveillait de ce cauchemar de la violence et de la boisson.

Quand on est enfant on ne comprend pas, on supplie celle qui nous a mis au monde de partir, de ne pas rester, mais quand au lendemain  le soleil revient dans la maison on ne voit plus que l'homme qui nous donne tant d'amour alors qu'il n'est pas notre père, mais celui qui nous borde dans notre lit, celui qui nous soigne quand on est malade, celui qui répare nos jouets cassés, celui qui nous donne tout son amour, l'oubli peut bien être au matin, l'amour est plus fort que la haine et la peur, tout s'efface face à l'amour et le pardon de celui qui se met à terre pour nous demander ce pardon a fait souvent que mon coeur de petite fille avait une gêne et une honte pour cet homme que j'aimais et qui faisait de moi l'adulte qui acceptait ce pardon, bien sûr que les nuits se sont répétées et les pardons, mais déjà en moi je savais que le pardon ne pouvait effacer les fantômes qui détruisaient son âme.

Lui qui avait tant de médailles, qui s'était conduit en héros n'était plus qu'une loque quand il avait bu, il n'était plus un homme digne de ce nom, mais on l'aimait malgré tout, il nous a donné son amour, nous a apporté tant de bonheur, en ce temps-là j'avais un père biologique et un père amour comme je disais à mes amies et ce père amour c'était le mari de ma mère et de par ce fait notre père, malgré les blessures et les bleus à l'âme que l'on pouvait avoir mon petit frère et moi, on aimait cet homme qui avait tout donné pour notre famille qu'il considérait comme la sienne. 

Nous avons grandi et je me souviens comme tu aimais ta petite-fille, celle que je t'avais mise un jour dans les bras et comme cette petite a fait ton bonheur. Elle ne voyait que par toi, dès son levé, avec ses petites jambes elle courait et descendait pour te voir, les premières années de sa vie elle passa la plus grande partie de son temps près de vous, elle partait voir le monde quand vous l'emmeniez en vacances, cette petite fille à bien grandi, elle est mère à son tour, elle sait être une mère de la race des mères de notre famille, une mère tout amour pour ses enfants.

J'entendis dans la nuit la sonnerie du téléphone, je me levais et ta voix au bout du fil, je savais reconnaître ta voix quand elle était engourdie par l'alcool, mais cette nuit-là, même engourdie par l'alcool tes derniers mots ont été pour tes petits-enfants qui dormaient paisiblement, tu as dit,: embrasse très fort les petits ils sont tout pour moi, comme toi, vous êtes mes enfants, je vous aime>, pourquoi cette angoisse au fond de moi? Pourquoi cette nuit-là j'ai réveillé mon mari en lui disant lève-toi il faut le trouver je sais qu'il est mal, je sens qu'il va faire une bêtise, vite, je n'eus, pour réponse, qu'un rire et une réplique qui reste en moi malgré le temps:< toi et tes prémonitions tu me fais bien rire, tu ferais mieux de dormir> Il n'a pas fallu longtemps pour que le téléphone résonne encore dans la nuit, mais je savais, je sentais que lui ne serait pas au bout du fil, cette angoisse était si forte que je pouvais la sentir en moi, dans mon corps qui me faisait mal et là l'indicible horreur, cette voix qui vous dit:< police cantonale, êtes-vous bien la fille de Mr………….oui, il vient d'avoir un accident de voiture il a été transporté à l'hôpital de……..oui, mais est-ce grave? silence, je répète, est-ce grave? le silence en moi vient de se transformer en hurlement, non, non pourquoi, mais pourquoi? Puis vient le moment où il faut faire toutes ces choses, de la vie qui continue et là le courage de ma mère alors que moi je n'avais plus de cerveau me montra bien quelle femme forte elle était, j'ai vécu ces jours sans être là, je vaquais à mes occupations, mais je faisais tout comme l'aurait fait un robot et puis le jour que j'appréhendais le plus, le jour où on l'a accompagné et embrassé une dernière fois a été le pire de ma vie de jeune femme, tous ces gens qui après la cérémonie mangeait, buvaient, riaient même, comme je les ai détestés à cet instant, mais c'est la tradition que de réunir la famille et les amis dans un lieu public et la tradition se perpétue dans toute, son horreur.

Une pierre brut, la forêt sculptée dans la pierre, ce qu'il aimait par dessus tout, sa nature,son domaine, dans la pierre éternellement tatoué à l'encre noir,comme dans nos coeurs, à notre cher papa et époux.

 

 

 

 

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Le vilain petit canard………..

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Il n'a pas la couleur de ma peau, il n'a pas ma religion, il n'a même pas ma culture et pourtant je l'aime cet enfant si noir de peau, cet enfant qui ne sait pas où il est, il ne comprend pas pourquoi tout à coup il n'y a plus de couleurs dans sa vie, plus de soleil et de chaleur, mais le froid de l'hiver, la neige, la pluie a remplacé son soleil d'Afrique, comme pour tous les enfants qui ont grandi trop vite, car ils sont entrés dans un monde d'adultes qu'ils ne comprennent pas tout à fait, il a ce regard remplis de questions, ce regard et ses silences, je connais ces silences dont on ne veut pas sortir de peur d'avoir des réponses qui vont faire mal, de peur de savoir, de comprendre que le pire, peut arriver encore.

Il faudra qu'il affronte le racisme et la peur de celui qui vient de si loin, la peur qui vient quand on n'a pas voulu savoir et comprendre comme il est difficile de tout quitter pour chercher une terre d'asile, une terre où l'on pourra chaque jour assouvir sa faim et sa soif. Ne plus jamais être vu comme un être humain, baisser le regard alors qu'il avait cette fierté de petit homme avec les siens, devenir plus qu'un étranger dans le pays que ses parents ont choisi afin de survivre, il ne demandait qu'une petite place, en peu de compréhension, il n'a trouvé que méfiance et mépris, il n'a pas compris que sa couleur de peau faisait que jamais il ne pourrait être avec ce peuple, mais forcément contre ce peuple, son enfance ne sera jamais celle du petit blanc d'à côté, lui devra se contenter de baisser les yeux, il est le vilain petit canard du conte d'Andersen.

Il s'est battu avec rage et son savoir aura eu raison de tous ces hommes qui voulaient qu'il ne soit rien que le petit noir d'à côté, il a su leur montrer à tous ses détracteurs, ces racistes, ce que pouvait être un petit homme qui baissait les yeux, devenir ce grand homme qui ne détournait jamais plus le regard, mais qui leur montrait que tout homme a un avenir et le sien allait être bien plus élevé que tous ces blancs qui lui avaient tourné le dos et comme dans le conte d'Andersen le vilain petit canard devint un magnifique cygne.

Il est devenu un scientifique respecté dans ce pays où il a vécu son enfance, il a démontré que ni sa couleur de peau, ni sa culture, ni sa religion, ne ferait de lui un laissé-pour-compte, au contraire, tout cela lui a donné la force, de s'élever dans la fierté de sa famille et de son peuple.

Toi que j'ai connu petite, toi, celui que j'ai aimé dans mon enfance avec tendresse, te souviens-tu de nos éclats de rire, de nos promenades, tu marchais à mes côtés et ta petite soeur dans son landau, on n'avait que peu d'année, toi en peu moins que moi, mais comme c'était le bonheur quand je venais dans ta famille, goûter les plats épicés de ta maman et j'entends encore les rires de ton père quand je devenais aussi rouge qu'une tomate parce que j'avais avalé un morceau de piment qui relevait vos plats, te souviens-tu du bonheur de partir avec mon amie en promenade et la fierté que j'avais de promener ta petite soeur qui avait les plus beaux yeux de la terre, ses yeux qui regardaient ce monde si différent du vôtre. La fierté que j'avais d'avoir l'autorisation de vous côtoyer alors que, pas un enfant, n'avait cette autorisation et combien de fois j'ai entendu les parents de mes amies dire à ma mère:

 

< Comment pouvez-vous laisser votre fille aller dans cette famille>

 

Je remercie ma mère qui avait pour seul réponse:

 

<Pensez-vous être plus digne qu'eux de recevoir ma fille?>

 

Souvent il n'y avait pas de réponse, un simple haussement d'épaule, mais combien j'aimais ma mère dans ces instants-là.

 

Je la remercie du plus profond de mon coeur, elle a mis en moi l'amour de l'être humain sans distinction de couleur de peau, de culture et de religion, pour elle tout être humain avait une valeur, ni plus ni moins que nous, on était tous égaux sur terre et on n'avait pas le droit de mépriser l'autre parce qu'il n'était pas comme nous. L'amour que j'ai en moi est son héritage, c'est elle qui a su me donner ce coeur sensible, cette âme éclairée et surtout cette conscience parfois exacerbée, mais oh combien présente en moi. Merci maman de tout ce que tu nous as apporté d'amour, de compassion, de respect envers tout ce qui vit sur cette terre, mon petit frère s'il a le coeur sensible, une belle âme lui aussi, c'est que tu lui as laissé l'opportunité de laisser couler ses larmes de petit garçon, il n'a jamais eu de reproche quand il pleurait sous prétexte qu'il était un garçon, tu l'as autorisé d'avoir de l'amour de la tendresse pour son prochain. Il est devenu un homme merveilleux qui sait donner son amour et qui sait tout comme toi défendre le faible. Son amour du prochain en a fait un homme juste et bon.

 

Ce matin je pense à toi, je sais que tu nous protèges, que tu es encore là près de nous à chaque instant de notre vie. On sera un jour près de toi et on pourra encore se dire rien qu'avec les yeux comme tu savais le faire, je t'aime! Les mots avaient peu de valeur finalement, les actes étaient bien présents en toi pour nous prouver cette amour que tu savais donné à tous.

 

 

 

 

 

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Voir avec le coeur………….

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Je reviens sur les propos que j'entends dans les médias et je m'insurge une fois de plus, je sais que chacun a le droit d'avoir ses pensées, mais quand elles sont gratuites et sans fondements alors qu'ils les gardent pour eux, mettre dans la tête de Monsieur tout le monde de telles âneries et de telles méchancetés démontrent non seulement de la bêtise, mais de la jalousie envers un pays qui fait tout ce qu'il peut pour sauver des gens et aider à reconstruire et qui surtout fait mieux que l'on aurait pu le faire.

Les propos que j'ai pu entendre ne sont pas dit par n'importe qui, ce sont des hommes dit “intelligents” et connu,  il démontre plus leur bêtise que leur intelligence par leurs déclarations aussi inutiles que méchantes, doit-on parce que nos pays n'ont pas leur capacité de procéder dans l'urgence dire tout et n'importe quoi? Doit-on être dans ces instants plus que critiques alors que l'on devrait au contraire être conscient qu'il fallait en passer par eux pour que tout soit coordonné de façon intelligente et dans l'urgence, je suis ulcérée que l'on puisse tenir de tels propos et faire des polémiques qui n'ont rien à faire dans de pareils instants si tragique pour tout un peuple qui se meurt et qui souffre.  

Comment sommes-nous fait? Devons-nous suivre ceux qui ont toujours et dans n'importe quels circonstances de la vie cette mauvaise langue ou devons-nous oser avoir nos propres pensées et oser dire haut et fort ce que bien des gens pensent tout bas, mais sans oser le dire? J'ai choisi et je dis haut et fort ce que je pense même si cela peut déplaire je m'en fous, je ne parle pas avec mon cerveau, mais avec mes tripes et mon coeur et quand je lis ou j'entends toutes ces énormités que l'on peut prêter à ce pays qui vient pour aider un peuple je ne peux pas laisser dire cela, je sais que je fais partie d'une minorité et alors où est le problème? Je devrais de peur de ne pas être comprise suivre tous ces imbéciles qui ne savent que dire du mal? Il est si facile de critiquer et si facile de se couler dans la masse de gens qui sont comme eux et qui les suivent les yeux fermés et bien non, stop, je n'ai pas envie d'être comme tous ces gens, non je n'ai pas envie pour me faire aimer de devoir être obligée de renier mes pensées qui sont celles de mon coeur et de  mon âme et le jour ou je renierais mon coeur et mon âme je ne serais plus rien. Se remettre en question n'a jamais été pour moi une épreuve, il a fallu parfois dans ma vie que je change de direction mais pour ce qui est de défendre mon opinion jamais je n'ai dérogé à l'écoute de mon coeur. 

Faut-il avoir un raisonnement pour aimer, faut-il  ne pas permettre à son coeur de s'ouvrir, faut-il avoir comme tant d'autres la haine au fond de nous, faut-il être critique de tout, faut-il ne jamais changer d'avis, faut-il n'être que des moutons, faut-il ne pas oser défendre une personne ou un peuple parce que l 'on est seule face à tous? NON NON et NON pour moi il ne sera jamais question de ne pas être moi et de ne pas oser contrer la méchanceté de certains, je ne peux tout simplement pas, je sais aussi entendre ce que l'on peut me dire et parfois même changer ma vision des choses, car je sens que celui ou celle qui me parle à des arguments valables qui font que je peux changer dans ma façon de penser, mais en l'occurrence là, non ,aucun argument ne pourra faire que je suis mal quand j'entends dire que l'Amérique est là-bas pour mettre la main sur Haïti et qu'ils ne sont venus que pour cela, arrêtons de ne prêter que mépris à ce pays qui n'a pas toujours fait juste dans le passé, mais souvenons-nous quand même que ce peuple est comme nous tous et a aussi un coeur et peut faire le bien.

Voir avec le coeur ferait peut-être que plus jamais on ait à entendre ou lire de telles propos, faire outrage à ce pays en lui prêtant encore une fois qu'intérêts en allant sauver et aider un peuple en perdition et qui a besoin d'eux, c'est faire outrage à Haïti. Après tout avons-nous toujours bien fait? L'histoire nous prouve bien que non, faisons-nous encore payer le pays qui a fait l'horreur en 39/45? Non, alors cessons aussi de faire payer à l'Amerique ses erreurs du passé, sans oublier quand même que bien des pays d'Europe les ont suivi dans ces erreurs. Mais comme toujours nos erreurs on les oublie très vite, jamais celles des autres!

On s'attire la haine en faisant le bien comme en faisant le mal(Nicolas Machiavel)

Moralité: pauvre Amérique, jamais on ne te prêtera le bien que tu peux faire! 

 

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Révolte diplomatique…………….

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Pourquoi j'ai parfois cette boule qui monte en moi quand j'entends des gens dire des méchancetés sur celui ou celle qui n'est pas comme il faudrait pour plaire à ces personnes? Pourquoi mon corps tout entier réagit à cela aussi violemment, je n'ai pas de réponse, mais je sais que je me dois de dire ce que je pense, toujours avec politesse, je crois avoir été élevée dans ce sens, sinon je serais peut-être comme beaucoup, qui déballe toute leur artillerie de grossièretés pour ce faire justice, comme ils disent, mais je ne sais pas faire cela de cette manière, je n'ai qu'une arme et c'est les mots polis, mais ferme que je peux débiter à mon grand étonnement à la vitesse de la lumière (sourire) la lumière Suisse bien entendu!

Les mots, oui voilà ce que devrait être la seul arme possible dans ce monde, ils appellent cela la diplomatie, alors où sont tous ces diplomates qui se doivent d'employer les mots pas seulement pour faire façade, mais pour éviter que les armes remplacent les mots? Où sont-ils tous ses diplomates qui devraient entrer en action pour que jamais plus une nation souffre de la guerre, savent-ils se battre avec passion pour faire que tous dans ce monde aient la chance de vivre en paix, à quoi sert alors un diplomate si ce n'est, pour avoir de la diplomatie et la diplomatie c'est savoir faire en sorte par les mots de ne plus laisser de possibilités aux armes de remplacer les mots, je reste confiante de penser que la cruauté de l'homme peut avec des mots et de la patience connaître l'amour, oui, je sais, je suis utopique, mais après tout j'en ai fait parfois l'expérience dans ma vie de pouvoir avec les mots retenir un homme qui voulait se battre pour un mot de trop. La diplomatie c'est, faire front à la violence, cette violence qui n'amène jamais rien de bon dans la vie.

Le diplomate est une personne censée être avisée et habile (ce n'est pas moi qui le dit, mais le dico), où sont-ils tous ces diplomates avisés et habiles? J'ai une image du diplomate qui n'est peut-être pas la bonne, mais j'attends d'un homme ou femme qui occupe un tel poste de réussir avec son habileté de parlementer pour en finir avec les horreurs de ce monde, les blocus ignobles qui affame des peuples, les peuples qui sont pris en otage et par leur dirigeants et leurs ennemis se foutent pas mal de la politique, ils n'ont qu'une envie c'est de vivre sans avoir la peur au ventre et la faim.  Les ambassades sont emplies de diplomates et ils n'ont apparemment pas compris le sens de ce mot, puisque tant de guerres et de peuple sont prisonniers dans leur propre pays.

Voilà parfois ma révolte, ma colère contre ces gens racistes et qui n'ont que de mauvaises pensées en eux, qui n'ont de cesse que de critiquer, de voir le mal partout sauf chez eux évidemment, alors que finalement c'est eux le mal et la cruauté que peut amener le mépris de l'autre. La diplomatie qui est un nom féminin serait-elle plus réelle si plus de femmes étaient diplomates? Je n'en ai pas la réponse, mais il me vient un proverbe arabe qui dit:< Là où la diplomatie a échoué il reste la femme>!

 

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Larmes……………

larmes2.jpgJe la croise presque chaque jour et ses membres commencent à avoir de la peine à la porter, elle vient d'avoir onze ans et elle commence à marcher avec difficulté, mais dès qu'elle me voit son pas se fait plus pressant, elle vient chercher sa caresse, mon petit chien lui ne fait aucune différence et voudrait jouer avec cette chienne qui n'a plus cette envie, mais il a bien compris maintenant et il lui saute simplement au cou pour lui faire une grosse “léchette” comme pour lui dire oui je sais, tu ne peux plus jouer, tu es vieille, mais je veux simplement te faire un petit bisou et il repart en courant dans les prés alentour le temps de me laisser parler un instant avec sa maîtresse et je sens bien son inquiétude de voir arriver le moment où il faudra prendre une décision, car son animal ne pourra plus se mouvoir et souffrira trop.Accompagné son animal jusqu'au bout du voyage est une épreuve terrible, mais on se doit de ne pas le laisser seul dans ses derniers instants. Ma petite chienne venait d'avoir neuf ans et le contrôle chez le vétérinaire ce jour-là était prévu depuis quelques temps déjà, savoir si le cancer avait avancé où si le traitement avait été un succès, l'attente dans cette salle m'a semblé bien longue et courte à la fois, je n'avais pas envie de savoir et je voulais savoir, comme tout peut être confus dans nos têtes parfois et contradictoire. Quand le vétérinaire me demanda d'entrer je sursautais tant j'étais dans mes pensées, elle se laissa examiner comme toujours, puis prendre du sang et passer à l'irm, puis l'attente commença, tous les souvenirs que j'avais avec elle, sont revenus en moi, elle qui nous avait choisi, oui je dis bien elle nous avait choisi, cette petite chienne appartenait à ma fille et elle n'avait pas réfléchi du temps que cela allait lui prendre, elle qui travaillait parfois dix heures par jour et qui ne pouvait pas rentrer le midi, cela fit que je pris cette petite chienne chez moi ayant plus de temps pour m'en occuper, le soir je la ramenais chez ma fille et elle me la ramenait le matin, petit à petit la chienne commença à ne faire que des bêtises chez elle et un jour ma fille m'avoua que dès la porte refermée derrière moi la chienne se couchait derrière la porte et pleurait, la chienne ne voulait plus dormir ailleurs que derrière cette porte, un jour, le coeur serré, elle me demanda si je ne voulais pas la garder pour toujours, elle sentait sa chienne si triste, j'y pensais depuis longtemps, mais jamais je n'avais, osé le demander.

Cette petite chienne j'en reste persuadée avait fait comprendre ce qu'elle désirait en faisant systématiquement ses besoins dans l'appartement de ma fille alors que jamais elle ne faisait une saleté chez moi, c'était sa façon à elle de s'exprimer, elle avait bien compris que ma fille à bout de patience nous laisserait le bonheur de vivre ensemble, elle sentait aussi ma tristesse de devoir chaque soir la laisser dans sa demeure.

Je pensais à tout cela quand le vétérinaire m'appela pour me donner les résultats et j'ai compris dans son regard qu'il n'y avait plus d'espoir, je lui demandais combien de temps encore, il ne savait pas, peut être un mois, voir deux.

Tout a été bien plus vite qu'il ne le pensait, une semaine après ma visite une nuit j'entendis ma petite chienne gémir, je la pris dans mes bras et compris que la souffrance était là, toute la nuit elle resta dans mes bras à respirer lentement, au petit matin je pris ma décision et je téléphonais pour abréger   ses souffrances, je revois son regard au moment ou le liquide pénétrait  dans ses veines pour l'endormir, ce regard me disait merci et adieu et je lui murmurais au creux de l'oreille combien je l'aimais et combien elle resterait à jamais en moi. 

Je me revois sortir comme un zombie de ce cabinet et de m'écrouler dans ma voiture en larmes à tel point  que je pensais ne pouvoir jamais m'arrêter de pleurer, avec une certaine honte je me demandais si j'avais autant pleuré pour un humain, mais quand on aime, on a pas, des façons d'aimer, il n'y en  qu'une, peu importe que cela soit animal, humain, on aime tout simplement et on aime avec nos tripes, notre coeur n'a pas des degrés d'amour, je peux pleurer de tout et de rien, je peux avoir mal même si je ne suis pas touchée personnellement  parce que je ne connais pas la personne, mais la sensibilité de mon coeur ne trie pas la tristesse, les larmes ne sont pas réservées pour certaines circonstances et pas d'autres, mes larmes coulent sans avoir la capacité de les retenir.

Mon carton dans les mains je me dirigeais dans le jardin pour lui faire une sépulture, encore aujourd'hui je pense aux animaux que j'ai eus dans ma vie et pour lesquels j'ai tant pleuré lors de leur départ, et si je m'étais promise de ne plus jamais reprendre un chien et bien je n'ai pas tenu et j'ai ce jour un merveilleux petit compagnon de quelques kilos, mais qui m'apporte des tonnes d'amour et de bonheur, l'intelligence de ce petit chien me scotche chaque jour, sa compréhension de tout ce qui nous entoure, si je suis triste il le sent et saute sur mes genoux, il pose ses deux pattes sur mes épaules et sa tête dans  mon cou comme pour me dire, je suis là moi, ne sois pas triste. Quand il me voit rire aux éclats il saute de joie et m'amène son jouet pour jouer. Je pense que tous ceux qui ont un animal vont comprendre ce que je ressens et je suis certaine que tous ont cet amour pour leur compagnon.

L'amour ne peut pas se différencier, ni la sensibilité, on est comme cela quand on a du coeur et on ne peut rien y changer, même si parfois on essaye de retenir ses larmes, chose que je n'ai jamais pu faire, il ne faut jamais en avoir honte même si on est un homme.

Pleure les larmes sont les pétales du coeur!(Paul Eluard)

 

 

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Rumeur injuste…………

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Voilà ce que je craignais est arrivé, les mauvaises langues une fois de plus commente le merveilleux travail que fait l'Amérique pour sauver ce peuple de Haïti, mais quand donc le monde va arrêter de ne voir en l'Amérique que profit, quand donc allons-nous arrêter de critiquer tout ce que fait ce peuple, j'ai, souvenir de ce qui s'est passé dans l'ex Yougoslavie et la tiédeur de l'Europe qui un jour disait, il faut y aller, un autre jour non et cela a permis ce génocide que l'on connait, il a fallu que l'Amérique dise stop on ne peut plus laisser faire, les souvenirs de ceux qui ont connu la guerre de 39/45 et qui disaient que si l'Amérique n'avait pas été là, que serions-nous, peut-être tous à tendre le bras droit! Les souvenirs chez certain sont bien courts.

Il est si facile de dire que l'Amérique est en Haïti pour le profit, mais le profit de quoi? Ce peuple est le plus pauvre du monde, il n'y a pas de pétrole, alors cessons ces polémiques pour ne rester qu'humain et arrêtons de dire tout et n'importe quoi, car si l'Amérique n'était pas là, que ferions-nous avec le peu que nous avons envoyé là-bas?

Comment dans ces moments-là on peut encore avoir le coeur de critiquer une nation qui fait tout pour sauver des gens et faire renaitre un peuple si durement touché, comment peut-on avoir le coeur de penser à faire ce genre de critiques dans un moment pareil, non, on n'a pas le droit de dire de telles choses ou alors faites en autant peuple d'Europe avant de critiquer, oui je suis en colère même contre les journalistes qui font circuler ce genre d'informations, n'ont-ils pas autres choses de plus important à faire que d'écrire ces conneries venue de dirigeants de pays qui n'ont rien à montrer en matière de droits de l'homme, bien au contraire.

Il a fallu que le président Haïtien dise haut et fort qu'il avait demandé de l'aide à l'Amérique, qu'ils sont là dans un but humanitaire, c'est un comble quand même, devoir faire ce genre de déclaration, c'est bien démontrer la connerie humaine, cet homme qui a certainement d'autres soucis en tête doit faire une déclaration pour démontrer que l'Amérique est là pour leur bien, ne nous laissons pas entrainer dans ce genre de polémique, nous ne sommes pas là pour avoir de mauvaises pensées, nous devons tous au contraire être solidaires de ce peuple en péril, ce peuple, loue la venue des Américains qui sont p0ur eux leurs sauveurs, ils sont là pour aider un peuple dans sa souffrance, pour aider un peuple à reconstruire, pour aider un peuple à avoir de l'espoir et l'Amérique est cet espoir pour eux, alors cessons de ne voir que ce qui peut être mauvais dans la vie et sachons ne voir que le bon qui sort de cette aide de l'Amérique, peuple européen auriez-vous fait mieux qu'eux? Oui ma colère ce matin en lisant mon journal fait que je n'ai pas pu m'empêcher de faire ce texte.

Une fois de plus je remarque que l'on voit toujours le mal quand c'est l'autre qui fait mieux que nous!

Que ne sommes-nous pas avant tous émerveillés de ce qu'a fait l'Amérique en quelques heures, ne serait-ce que rétablir l'aéroport qui n'avait plus de tour de contrôle, comment aurait-on pu avoir de l'aide par air? Est-ce un crime que d'avoir pris les commandes pour faire en sorte que cette aide arrive par le ciel? Je vais arrêter, car je sens ma colère monter encore plus fortement et je ne veux pas être comme tous ces cons qui n'ont de cesse que de faire des critiques alors qu'eux ont leur cul sur une chaise et ne lève pas le petit doigt pour venir en aide à ce peuple de Haïti!

Frédéric Dard avait bien raison de dire:< Il y a plusieurs façon d'être con, mais le con choisi toujours la pire!

Pardonnez-moi mon langage de ce jour ce qui n'est pas habituel chez moi, mais parfois les circonstances font l'homme(euh…la femme) sourire!

 

 

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Garder espoir……….

lespoireauboutdutunnel.gifLe monde découvre avec horreur les images de ton pays meurtri, de ton peuple pleurant ses morts, Haïti la douleur de ton peuple fait une chaîne humaine, plus de nationalité, plus de questions, plus de haine, comme par miracle le monde n'est plus qu'un pour te porter secours, ils sont tous là pour te redonner espoir, te reconstruire et te montrer que l'amour est plus fort que tout. Nous ne pourrons pas refaire vivre ceux qui ont payé de leur vie dans cette horrible tragédie, mais la vie continue, que cette phrase est dérisoire face à toutes ces victimes qui ne devront pas rester dans l'oubli, mais au contraire être les sauveurs de ton pays, ceux qui auront donné leur vie pour que le monde soit présent dans ta souffrance.

Nous qui avons le superflu faisons en geste, selon nos possibilités, chacun de nous est concerné, on ne peut pas fermer les yeux à tant de souffrance, les images insoutenables qui nous parviennent ne doivent pas rester lettre morte, tous ensemble nous devons aider ton peuple dans sa douleur.

Je n'ose encore dire que tu seras reconstruite plus belle qu'avant, mais c'est l'espoir que j'ai en moi, que cette tragédie n'ait pas été pour rien, que ton peuple enfin soit pris en considération par le monde et que plus jamais tu ne souffres de la faim, de la misère, comme autrefois dans l'indifférence du monde.

Haïti terre si belle, toi qui aura payé bien cher le droit d'exister, Haïti toi qui n'aura connu depuis des siècles que toutes les horreurs que le monde peut contenir en son sein, tu vas renaître plus forte qu'avant, tu es exemplaire dans ta foi, dans ton courage, cette foi qui reste en toi malgré tes souffrances, tu nous donnes un exemple d'humilité.

 

Ma pensée se tourne vers toi, je suis si peu dans cet univers et je voudrais être si puissante pour effacer tes larmes et ta détresse, mais je sais que Dieu est là au fond de chacun de nous et qu'il réunit tous ces peuples pour te venir en aide, il ne te laissera pas dans la souffrance, il est avec toi, peuple de Haïti, il est en toi, en tous ces sauveteurs de tous pays, sans distinction de race ni de religion avec pour seul but se battre pour te sauver, faire en sorte que tu revives de tes cendres pour renaître dans la joie et le bonheur que tu mérites.

Tu redeviendras plus grande et plus forte que jamais, toi l'oubliée de ce monde qui pendant des siècles a souffert de l'esclavage, de la corruption, de l'attitude de tes gouvernants, de la faim et de la misère, toi le peuple le plus pauvre sur terre tu ne seras jamais plus seul pour te relever, personne ne pourra plus jamais t'oublier!

Que le monde n'oublie jamais plus un peuple qui se meurt dans ce monde, tel est mon souhait le plus cher et je ne peux pas, ne pas avoir en cet instant une pensée pour ce peuple de Palestine qui lui est oublié par le monde et personne ne fait en sorte que ce blocus dont ils souffrent soit levé au plus vite! Des enfants, des femmes, des hommes ont faim aussi dans ce pays, ils ont besoin de nourriture, de médicaments, alors soyons sur nos gardes et essayons de faire en sorte de ne jamais oublier tous ces peuples qui souffrent dans ce monde!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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